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Et si on éteignait le chauffage ? Le défi du Slow Heat

Et si on éteignait le chauffage ? Le défi du Slow Heat

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Et si on éteignait le chauffage ? Le défi du Slow Heat
Et si on éteignait le chauffage ? Le défi du Slow Heat

Et s’il était possible de baisser, voire d’éteindre les chauffages sans souffrir du froid ? Face à la flambée des prix de l’énergie, les consommateurs questionnent leurs habitudes de vie et remettent en cause des gestes devenus seconde nature. C’est là tout le principe du Slow Heat. Découvrons ce défi qui fait du bien à la planète et à nos portefeuilles.



Le Slow Heat, qu’est-ce que c’est ?


Le Slow Heat est un concept qui nous invite à repenser notre définition du confort thermique. Pour la plupart d’entre nous, la baisse des températures signe la remise en route des radiateurs. On envisage aisément de régler les thermostats sur 19 ou 20°C au lieu des 21°C habituels, mais le Slow Heat propose d’aller encore plus loin, en n’allumant presque jamais les chauffages.


Rassurez-vous : l’idée n’est pas d’attendre patiemment que l’hypothermie nous gagne, mais bien de changer nos habitudes pour alléger nos factures, mais sans souffrir du froid.


Et les astuces sont plus efficaces qu’on pourrait le croire ! Selon Denis De Grave, architecte, assistant de recherche à l’Université catholique de Louvain et co-fondateur du collectif Slow Heat, il s’agit de « repenser la manière de se chauffer en ne chauffant plus l’air ambiant, les murs et les bâtiments, mais bien le corps ». La logique est un peu celle du feu de camp et du sac de couchage bien épais : car bonne chance à quiconque espérerait plutôt augmenter la température de la forêt ! Une autre image est celle de la petite lampe de lecture qui illumine les pages d’un livre, plutôt que la maison entière.


Le Slow Heat en pratique


Si le Slow Heat est un concept intriguant, il est naturel de se demander comment faire pour supporter les rigueurs de l’hiver sans jamais allumer le chauffage. Les solutions existent pourtant bel et bien et, pour relever le défi, il s’agit le plus souvent d’en cumuler plusieurs.


Un logement bien isolé

Autant l’avouer immédiatement : tout le monde n’est malheureusement pas logé à la même enseigne pour ce qui concerne ce critère. Les occupants d’un appartement équipé de doubles vitrages et dont les voisins du dessus et du dessous chauffent comme le font la plupart des Français auront beaucoup moins de mal face à ce challenge que ceux d’une maison individuelle mal isolée où règne une humidité permanente… Dans tous les cas, meilleure sera votre isolation, meilleures seront vos chances de garder une température de 15 à 17°C sans chauffer.


Des vêtements de circonstances

En hiver, rares sont les personnes suffisamment téméraires pour sortir vêtues d’un simple T-shirt. Alors, pourquoi ne pas appliquer le même raisonnement à l’intérieur : en hiver, on se couvre davantage et retrouve le plaisir de cocooner avec un gros pull et des chaussettes bien épaisses. N’hésitez pas à privilégier les matières naturelles comme la laine ou à miser sur des vêtements techniques.


Portes fermées, rideaux tirés

En tout cas en soirée. Lorsque le soleil brille, laissez plutôt ses rayons réchauffer votre intérieur et profitez-en pour aérer, au moins quelques minutes. Le soir venu, comme le faisaient nos aïeux, c’est le moment de se retrouver dans une seule pièce et d’éviter de chauffer les lieux inutilisés.


De la chaleur ultra-ciblée

Bouillottes, plaids chauffants, bracelets chauffants connectés… Les solutions de nos grand-mères tout comme les gadgets d’aujourd’hui ont leur place pour nous aider à nous réchauffer sans allumer les chauffages. Ajoutons à la liste vos boissons chaudes préférées et de bons repas réconfortants.


Des activités adaptées

Le mouvement Slow Heat préconise enfin d’adapter ses activités en fonction de la température : profitez d’une journée ensoleillée pour lire un livre ou regarder un film et dansez (ou faites le ménage) pour vous réchauffer quand la température baisse.



Concluons en rappelant que nous sommes toutes et tous différent(e)s. Le Slow Heat ne doit pas devenir une injonction. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous n’avons pas forcément besoin d’un habitat chauffé à 20°C pour nous sentir bien. Chaque degré de moins, c’est une facture allégée et un effort pour la planète.

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