top of page
  • Photo du rédacteurWekiwi

TOUT COMPRENDRE À LA CRISE ÉNERGÉTIQUE

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), le monde traverse actuellement sa « première véritable crise énergétique ». Et à l’échelle de la France, le constat n’est guère rassurant. Entre les difficultés inédites liées à la production électrique et les conséquences du conflit en Ukraine, les prix flambent et la situation inquiète. Wekiwi, votre fournisseur d’électricité et gaz, vous explique pourquoi le cours de l’énergie est en pleine explosion.


TOUT COMPRENDRE À LA CRISE ÉNERGÉTIQUE

La crise énergétique en France : des causes multiples


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la guerre en Ukraine est loin de constituer la seule cause concrète derrière la situation de crise énergétique que nous connaissons aujourd’hui.


Le gaz naturel : une ressource de poids

Bien que la France produise de l’électricité en grande quantité, elle dépend de l’importation pour 99 % de ses besoins en gaz, dont la moitié provient de Norvège et de Russie. Or, en 2020, d’importants travaux de maintenance ont dû être réalisés sur plusieurs plateformes norvégiennes, jugulant la production de différents gisements de manière soudaine. Le rythme d’exportation habituel n’a repris qu’au mois d’octobre dernier.


L’impact de la pandémie

En parallèle, durant la pandémie, la demande en énergie a été réduite de façon brusque et importante, ralentissant les investissements dans les énergies fossiles. Une fois le monde sorti de sa paralysie, l’activité a repris de manière fulgurante, provoquant une pénurie des approvisionnements. Pour faire face à l’immense besoin en électricité, la production a basculé sur les générateurs à énergie fossile, entraînant une augmentation du prix du gaz. Et comme le prix de l’électricité en Europe est étroitement lié à ce dernier, la hausse s’est généralisée.


L’invasion russe en Ukraine : un facteur aggravant

La crise énergétique a été précipitée par la réduction drastique des exportations de gaz naturel russe vers l’Union européenne au lendemain de l’invasion de l’Ukraine. La consommation européenne de gaz russe est ainsi passée de 45 % en moyenne en 2021 à 9 % aujourd’hui.


Cette rupture a soulevé des questionnements fondamentaux quant à la sécurité des approvisionnements énergétiques en Europe. Malgré le recours au GNL (Gaz Naturel Liquéfié) importé de Norvège, d’Algérie et des États-Unis, force est de reconnaître que la hausse globale des prix vient s’ajouter aux inquiétudes concernant une possible pénurie. Résultat, la crise énergétique est palpable partout.


La production électrique de la France ne la protège-t-elle pas contre la crise énergétique ?


Avec ses 56 centrales, le parc nucléaire français fait de l’hexagone un important producteur d’électricité. Cette énergie est bien sûr utilisée à l’échelle domestique, mais elle alimente également d’autres pays. En principe, nous nous trouvons donc dans une posture plutôt enviable.


Seulement voilà : nos réacteurs vieillissants sont plusieurs à montrer des signes de corrosion. Et la crise sanitaire ayant repoussé les visites décennales des centrales, plus de la moitié des installations ont été mises à l’arrêt par mesure de précaution. Le processus de réparation étant lent et fastidieux, la remise en service est très progressive.


Par ailleurs, la France connaît une baisse de capacité de ses barrages hydrauliques. Celle-ci s’explique par une volonté de gérer les stocks de manière aussi efficace que possible, mais a également pour cause le déficit hydrique sans précédent que nous rencontrons actuellement.


Crise énergétique : quelles conséquences ?


Les températures clémentes de ce début d’hiver ont rendu possible une reconstitution des stocks de gaz. Cependant, les incertitudes liées à la situation géopolitique et l’impact de la crise énergétique sur le tissu industriel mondial font craindre des conséquences importantes sur le long terme. L’envolée des prix du gaz et de l’électricité incite les acteurs du secteur à envisager la délocalisation pour pouvoir maintenir leur compétitivité avec les régions où l’énergie est plus abordable, notamment les États-Unis.


La crise énergétique a précipité des changements politiques avec de profondes ramifications. En l’occurrence, les États membres de l’UE ont dû mettre en place et prolonger des aides d’urgence, mais aussi s’accorder sur de nouvelles mesures de réduction de leur consommation de gaz. L’objectif : moins 15 % d’ici le printemps 2023, plus une diminution de 10 % de la consommation d’électricité globale.


En parallèle, l’opération de décarbonation Fit for 55 vise une réduction des gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030 (par rapport aux niveaux de 1990) pour accéder à la neutralité carbone d’ici 2050. Pour atteindre ces objectifs, le recours à l’électrification massive de nombreux secteurs, notamment celui des transports, s’avère inéluctable.


Dans un contexte où la demande mondiale d’électricité continue donc à augmenter (on s’attend à une hausse de 25 à 30 % à l’horizon 2030), la crise énergétique précipite le basculement vers les énergies renouvelables.


Entretemps, l’État français a mis en place des mesures pour minimiser l’impact de la crise énergétique sur les ménages. Le chèque énergie, la prime inflation, le bouclier tarifaire, ou encore la hausse de l’électricité plafonnée à 4 % sont autant d’initiatives grâce auxquelles les particuliers ressentent de manière moins marquée les fluctuations des prix de l’énergie.

25 vues
bottom of page